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Admin , 17. April 2008, 06:32
     Une mutuelle (ou société mutuelle) est une société de personnes à but non-lucratif organisant la solidarité entre ses membres, et dont les fonds proviennent des cotisations des membres. Le fonctionnement des mutuelles est régi par le code de la mutualité. L’organisme de contrôle des mutuelles est l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles (ACAM).     Les mutuelles en France agissent en complément de la Sécurité sociale obligatoire. Ainsi, les mutuelles proposent notamment des complémentaires santé et des complémentaires retraite.
     Article L111-1, alinéa 1 du code de la mutualité définit les mutuelles comme : « des personnes morales de droit privé à but non lucratif. Elles acquièrent la qualité de mutuelle et sont soumises aux dispositions du présent code à dater de leur immatriculation au registre National des mutuelles. Elles mènent notamment au moyen de cotisations versées par leurs membres, et dans l’intérêt de ces derniers et de leurs ayant droit, une action de prévoyance, de solidarité et d’entraide, dans les conditions prévues par leurs statuts afin de contribuer au développement culturel, moral, intellectuel et physique de leurs membres et à l’amélioration de leurs conditions de vie ».

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La mutuelle santé est devenue indispensable, la sécurité sociale se désengageant depuis des années sur un certain nombre de dépenses de santé (médicaments, lunettes, optique, l'orthodontie..) etc.  Parmi les compagnies d'assurance et mutuelles diverses, le choix d'une mutuelle peut s'avérer compliquée. Avant tout choix de votre mutuelle, il faut définir vos dépenses de santé et la fréquence de vos actes  :

  • les lunettes et les lentilles
  • les médecins conventionnés ou les médecins spécialistes
  • les laboratoires et les radiologues 
  • les ostéopathes, l'homéopathie
  • les soins ou prothèses dentaires

Une fois que vous avez déterminé vos dépenses de santé, il faut comparez votre mutuelle. Les primes de votre mutuelle peuvent varier du simple au double. Il faut ne pas hésiter à lire les conditions générales de la proposition mutuelle santé. Vérifiez les délais de stage ou d'attente avant de faire le choix de votre mutuelle. Vérifiez les niveaux de remboursement ainsi que les abréviations telles que TC, BR, PMSS, dont les remboursements s'appliquent de façon différente suivant chaque mutuelle.

Veuillez à ce que votre assureur soit en mesure de vous proposer le tiers payant. Grâce à des partenariats avec les professionnels de la santé, les assureurs sont en mesure de régler directement le professionnel sans que vous ayez à avancer l’argent. La sécurité sociale et l’assureur paie directement les frais (au pharmacien…), l’assuré ne règle que ce qui n’est pas pris en charge, c’est le système du tiers payant.

Les assureurs proposent des contrats avec différentes formules de garanties afin de s’adapter au besoin de chacun...

Votre choix va se déterminer selon deux critères : votre budget et vos besoins.

1- Votre budget : vous avez certainement un budget à ne pas dépasser, commencez par déterminer son montant.

2- quels sont vos besoins ?  

 - Avez-vous des lunettes, si oui vous souvenez vous de votre dernière facture chez l’opticien ? 

 - Peut-être avez vous une correction importante qui nécessite des verres à un prix élevé ? 

 - Allez-vous souvent chez le dentiste ? 

Ces deux postes de dépenses (optique et dentaire) sont insuffisamment remboursés par la sécurité sociale. Si votre dentiste doit vous poser une couronne ou si vous changez de lunettes, une complémentaire de base (100 %) ne sera pas suffisante et vous devrez régler une bonne partie de la note. 

 - Avez-vous un traitement de longue durée ? (Achetez-vous régulièrement des médicaments à vignette bleue…) 

 - Consultez-vous chaque année un ostéopathe ?

Certaines compagnies d’assurance versent un forfait pour rembourser une partie de la consultation d’un ostéopathe, y compris lorsque la sécurité sociale ne prend rien en charge (le nombre de consultations dans l’année est cependant limité). Ce petit détail à son importance, le prix d’une consultation chez l’ostéopathe est d’environ 40 euros…

Une fois que vous avez déterminé à la fois votre budget et vos besoins, faites des devis de mutuelle santé pour comparer les offres des assureurs (par téléphone ou un comparatif d’assurance santé en ligne sur internet…).

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Le fonctionnement de la mutuelle santé

Les prestations de la sécurité sociale sont plafonnées et ne couvrent pas toujours l’ensemble des frais. L’assurance complémentaire santé permet d’avoir un complément de prise en charge. (pour les honoraires du médecin, du dentiste…, les médicaments, les lunettes, au cous d’une maladie, d’un accident ou de la maternité).

Voici un exemple:

Sachez que les médicaments sont remboursés différemment suivant leurs classements

  • Les vignettes blanches barrées sont remboursées à 100 %
  • Les vignettes blanches non barrées sont remboursées à 65 %
  • Les vignettes bleues sont remboursées à 35 %

Vous allez chez votre médecin et il vous prescrits une ordonnance pour 40 euros de médicaments dont :
10 euros pour des médicaments à vignette blanche barrée
20 euros pour des médicaments à vignette blanche non barrée
10 euros pour des médicaments à vignette bleue
sans oublier les 20 euros pour les honoraires de votre médecin

Le remboursement de la sécurité sociale:  

- Les médicaments

10 euros
20 * 0.65 = 13 euros
10 * 0.35 = 3.5 euros 
 

- Les honoraires du médecin

13 euros (la sécu rembourse 70 % du tarif conventionné moins 1 euro depuis juillet 2006 soit 20 * 70% = 14 euros.

Depuis juillet 2006 1 euro reste à la charge de l’assuré et ne peut être pris en charge par la complémentaire santé)

Total : 39.5 euros, sur 60 euros dépensés 20.5 euros reste à votre charge.

Si vous avez une complémentaire santé à hauteur du ticket modérateur, votre assurance santé prend en charge les 19.5 euros et vous ne gardez qu’un euro à votre charge. 

Ticket modérateur : somme restant à la charge de l’assuré après remboursement de la sécurité sociale sur la base du tarif conventionné..

Pourquoi mon assureur me propose une assurance complémentaire santé avec plus de 100 % de prise en charge ?

Votre assureur peut vous proposer des garanties avec une prise en charge de 125 % ou plus. On peut se demander pourquoi puisqu’il paraît logique qu’un remboursement à 100 % couvre la totalité des factures… En fait, les pourcentages indiqués correspondent à un remboursement non pas basé sur le montant total des frais mais sur le tarif conventionné de la sécurité sociale.

Exemple: Vous consultez un spécialiste conventionné mais qui pratique un dépassement d’honoraire 28 euros au lieu de 25 euros.

Comme vu dans le 1e exemple, la sécu vous remboursera 70 % du tarif conventionné soit 25 euros moins 1 euros qui reste à votre charge, total du remboursement de la sécu : 70 % * 25 – 1 =16.50 euros.

Si vous avez une assurance complémentaire santé à 100 % votre assureur vous rembourse 30 % * 25 = 7.5 euros, il reste donc :
28 euros (de frais réel) - (16.5 + 7.5 de remboursement) = 4 euros à votre charge Si vous avez une assurance complémentaire santé à 125 % votre assureur peut vous rembourser jusqu’à : 125 % * 25 euros = 31.25 euros (dans la limite des frais réels)
Il remboursera donc les 7.5 euros + le dépassement d’honoraires. Il ne restera donc que 1 euro à votre charge (forfait devant rester à la charge de l’assuré depuis juillet 2006, votre mutuelle ne peut pas prendre en charge cet euro).
  

 

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Admin , 16. April 2008, 10:46

Le tiers payant est la possibilité de ne pas devoir avancer la totalité du montant de certaines prestations. Les patients ne paient que le ticket modérateur (la quote-part personnelle). Le prestataire de soins (médecin, dentiste...) se fait ensuite rembourser auprès de l'organisme assureur (mutuelle).

Effectué d'office pour les hospitalisations et dans les pharmacies, il est interdit pour les consultations de médecins et de dentiste, les plombages, les traitements préventifs et les radiographies dentaires, sauf pour certaines personnes. Les catégories de personnes suivantes peuvent bénéficier du tiers payant :

- Les bénéficiaires de la garantie de revenu aux personnes âgées

- Les bénéficiaires du revenu d'intégration (ex-minimex)

- Les VIPO (régime préférentiel)

- Les bénéficiaires d'une allocation pour handicapé

- Les chômeurs complets depuis plus de 6 mois consécutifs (isolé ou chef de ménage)

 

Le tiers payant est l'exception à la règle. Les médecins et les dentistes sont libres d'appliquer le système ou pas.

Le patient doit d'abord demander le bénéfice du tiers payant à sa mutuelle qui lui adressera une nouvelle carte d'affiliation portant la mention "tiers payant".

La pratique du tiers payant

Certains cas prévus par la réglementation permettent à votre patient de bénéficier du tiers payant. Il peut être dispensé de vous régler le montant de la part obligatoire seule ou le montant total de l’acte (part obligatoire + part complémentaire). Dans quelles conditions votre patient se voit-il appliquer la dispense d’avance des frais ? Quelles sont les cases à cocher sur la feuille de soins pour signaler cette procédure ?

Les conditions d'application du tiers payant

Vous pouvez pratiquer la procédure de tiers payant dans les cas suivants :

- Soins en rapport avec un accident de travail ou une maladie professionnelle ;

- Acte de prévention réalisé dans le cadre d'un dépistage organisé (mammographie effectuée lors du dépistage organisé du cancer du sein) ;

- Honoraires perçus pendant une hospitalisation dans un établissement sous convention avec l'Assurance Maladie pour la part obligatoire et le cas échéant pour le part complémentaire ;

- Soins dispensés à un bénéficiaire de la Couverture maladie universelle complémentaire ;

- Soins dispensés aux personnes éligibles à l'aide pour une complémentaire santé pour la part obligatoire ;

- Soins dispensés à un bénéficiaire de l'Aide médicale de l'État (A.M.E.).

Il n'existe aucune disposition conventionnelle qui prévoit le tiers payant pour des consultations dispensées aux patients en A.L.D. et pris en charge à 100 %. Vous pouvez facturer et percevoir vos honoraires auprès de vos patients en A.L.D. s'ils ne sont pas, par ailleurs, dans une situation ouvrant droit au tiers payant (C.M.U. complémentaire, etc.).

Comment indiquer la procédure de tiers payant sur la feuille de soins ?

Pour indiquer sur la feuille de soins l'application de la procédure de tiers payant, vous devez :

- Cocher la case « L'assuré n'a pas payé la part obligatoire » dans la zone « Paiement » de la feuille de soins dans le cas où votre patient bénéficie de la dispense d'avance des frais pour la part obligatoire uniquement (Aide pour une complémentaire santé) ;

- Cocher les cases « L'assuré n'a pas payé la part obligatoire » et « L'assuré n'a pas payé la part complémentaire » si votre patient bénéficie d'une dispense totale d'avance des frais pour les parts obligatoire et complémentaire (C.M.U. complémentaire, accident du travail, dépistage organisé du cancer du sein...).

La participation forfaitaire de 1 euro

En cas de tiers payant, votre patient peut être soumis à la participation forfaitaire de 1 euro. Cette somme est destinée à sa caisse d'Assurance Maladie. Cette participation sera perçue sur les règlements ultérieurs de votre patient. En l'absence de règlements ultérieurs, une demande de reversement direct sera adressée par lettre à votre patient.

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Admin , 16. April 2008, 10:45

La loi chatel - Résilier une mutuelle

En matière d’assurance santé ou de mutuelle, la loi châtel prévoit 3 cas de figures :    

1. l’assureur ou la mutuelle expédie l’avis d’échéance et informe l’assuré de la possibilité de résilier au moins 15 jours avant la fin du préavis. Dans ce cas l’assuré peut dénoncer son contrat d’assurance dans les termes prévus aux conditions générales (respect du préavis prévu aux CG soit 2 ou 3 mois)    

2. l’assureur envoie l’avis d’échéance et informe l’assuré de sa faculté de renonciation de son contrat de mutuelle santé ou complémentaire santé quelques jours avant l’échéance principale. L’assuré dispose alors d’un délai de 20 jours à compter de l’envoi de l’avis d’échéance pour dénoncer son contrat.    

3. La mutuelle ou la compagnie d'assurance n’informe pas l’assuré de sa faculté de dénoncer son contrat d’assurance. Dans ce cas, l’assuré peut résilier à tout moment son contrat d'assurance santé ou mutuelle. Vous devez adresser alors adresser à son assurance une lettre recommandée avec accusé réception.   

IMPORTANT    

Elle ne concerne que les contrats à tacite reconduction couvrant les personnes physiques, en dehors de leurs activités professionnelles L'article L. 136-1 est au cœur de ce principe de protection. Les professions libérables ne peuvent utiliser ce texte de loi.     

Certains compagnies ou mutuelles refusent le droit à résiliation puisqu’ils se sont parés d’une faille intéressante dans la loi chatel. En effet les montages effectués par certaines compagnies d’assurance ou de courtiers grossistes permettent de refuser la résiliation d’un contrat groupe au motif que celui-ci est un contrat collectif à adhésion facultative. Dans ce cas la résiliation est refusée.  Seul une discussion éventuelle auprès de votre assureur peut  se finaliser par un accord en votre faveur. 

Comment résilier votre mutuelle santé?

Avant toute résiliation, il faut se plonger dans la rubrique « résiliation » des conditions générales de votre mutuelle, et vérifier le nombre de mois définis pour la résiliation (1,2,3 mois). A ce moment là, vous pourrez expédier auprès de votre assureur cette lettre recommandée avec accusé de réception, soit   1, 2 ou 3 mois avant la date anniversaire.

Un cas concret: Imaginons que la date anniversaire de votre mutuelle est prévue pour le 1er janvier 2008, vous devez expédier votre lettre recommandée avec accusé de réception le 30 novembre au plus tard, si les conditions générales de votre mutuelle précisent 2 mois. Votre mutuelle prendra fin à compter du 1er janvier. Avant de vous décider  pour la résiliation de votre mutuelle ou complémentaire santé, il paraît important de vérifier divers points : 

§   La mutuelle répond-t-elle à l'ensemble de mes dépenses de santé ? 

§   La mutuelle aura–t-elle des augmentations tarifaires dû a des “sauts de  tranche d’âge” prévues dans les bases tarifaires du contrat ?

§   La mutuelle bénéficie-t-elle de services tels que le tiers payant, un réseau d’opticien, la télétransmission ? 

§   La mutuelle est-elle évolutive au niveau des garanties ? Vous pourrez en toute connaissance prendre votre décision pour le choix de votre mutuelle une fois ces questions posées. Si vous avez dépassé le délai de résiliation à date anniversaire de votre mutuelle, la loi chatel peut vous permettre d’accéder à la résiliation de votre mutuelle

Les limites de La loi Chatel pour certaines professions:

La loi chatel pour la résiliation d’une mutuelle détermine un cadre assez restreint, et exclu un certains nombre de contrats mutuelles ou complémentaire santé. Peu d'assurés connaissent cette contrainte. Les mutuelles santé des professionnels (TNS, professions indépendantes, etc..) ne peuvent faire l'objet d'une résiliation dans le cadre de la loi chatel.  Encore moins connue, est cette information : certaines compagnies d’assurances ou courtiers grossistes sont passés au travers des mailles du filet. Ils évoquent le fait que le contrat mutuelle fait partie d’un contrat dit collectif à adhésion facultative. De ce fait, ils n’acceptent pas la résiliation du contrat. 

Pour consulter le texte de la loi Chatel sur legifrance.gouv.fr

LOI CHATEL

 

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Admin , 14. April 2008, 10:14

Les consultations

» Premier cas de figure : vous consultez votre médecin traitant. S'il pratique le tarif conventionnel, le montant de la consultation s'élève à 22 €. Sur cette somme, l'assurance maladie en rembourse 70 % soit 15,40 €. A cela, on soustrait une participation forfaitaire de 1 € : vous serez donc crédité de 14,40 € (10 € si vous n'êtes pas dans le parcours de soins). Le reste est à votre charge ou à celle de votre mutuelle, selon ce qu'elle rembourse (tout cela est défini dans votre contrat). Si votre médecin traitant est "conventionné secteur 2", cela signifie qu'il peut pratiquer des honoraires libres (et donc plus élevés). L'assurance maladie ne vous remboursera toutefois que sur la base du tarif conventionnel.

» Deuxième cas de figure : vous allez voir un spécialiste. Le tarif conventionnel est de 26 € la consultation, qui vous est, là aussi, remboursée par la sécu à hauteur de 70%. Soit 17,2 € après soustraction de la participation forfaitaire et 12 € si vous avez omis de passer par votre médecin traitant. S'il s'agit d'un spécialiste qui pratique des honoraires libres, vous serez remboursé à 70 % sur la base d'une consultation à 23 € et non 26 €.

» Troisième cas de figure : le psychiatre, le neuropsychiatre ou le neurologue. Le tarif conventionnel est de 37 € et le remboursement de 24,90 €. Si le spécialiste est en honoraires libres, le remboursement se fait sur la base de 34,30 € et sera donc de 23,01 €.

Le forfait 18 euros

Depuis septembre 2006, nous devons nous acquitter d'un forfait de 18 € pour tout acte (sauf exception) dont le montant est supérieur ou égal à 91 €. Ce forfait doit être versé au professionnel ou à l'établissement de santé qui a pratiqué cet acte.

Ce forfait 18 euros concerne aussi bien les soins pratiqués dans un cabinet en ville que dans un établissement de santé. Notons toutefois qu'il ne s'appliquera qu'une fois si plusieurs examens ou soins supérieurs à 91 € sont pratiqués lors de la même consultation ou du même séjour à l'hôpital. En revanche, si le montant de tous les soins pratiqués dépasse 91 €, il faudra payer le forfait.

Quelques exceptions à cette règle : scanners, IRM, radios, etc. sont pris en charge à 100 %, de même que les frais de transport d'urgence, les frais d'acquisition de prothèses oculaires et faciales, d'ortho prothèses et de véhicules pour handicapés.
Les personnes bénéficiaires de la CMU complémentaire ne paient pas non plus de forfait.
 

La participation forfaitaire, c'est quoi ?

C'est un euro qui n'a rien de symbolique lorsqu'il est multiplié par le nombre de consultations et d'actes médicaux pratiqués chaque jour en France. Cette participation forfaitaire à la charge du patient vise à renflouer le trou de la sécu.
 Le principe est simplissime : pour chaque consultation, soin, examen, etc., 1 euro reste à la charge du patient plutôt que d'être remboursé par l'assurance maladie. Cette mesure s'applique à tout le monde, à l'exception des personnes bénéficiant de la CMU complémentaire et des femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse. Même les personnes en affection longue durée ou percevant une pension d'invalidité sont concernées par cette mesure.

Ce montant de la participation forfaitaire est toutefois plafonné à 50 € par personne et par an. Cette participation n'est généralement pas remboursée par les complémentaires de santé.

Et à l'hôpital, on paie combien ?

L'impondérable, c'est le forfait hospitalier. Comme le forfait 18 euros, ce montant unique est payable par chacun, dès la première nuit d'hospitalisation. Il s'élève à 16€ par jour en hôpital ou en clinique, 12€ s'il s'agit d'un séjour dans le service psychiatrie.

Quelques exonérations sont accordées dans certaines situations telles que les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse, les personnes bénéficiant de la CMU complémentaire ou de l'Aide médicale de l'Etat, les hospitalisations dans le cadre d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle…
Ce forfait peut être pris en charge par votre mutuelle ou votre complémentaire, selon le contrat que vous avez souscrit.

Quant aux frais d'hospitalisation à proprement parler, ils sont remboursés à 80 % par l'Assurance maladie. Les suppléments de confort personnel tels que la télévision ou le téléphone restent entièrement à la charge du patient, ainsi qu'un ticket modérateur de 20%. Ces frais sont souvent remboursés, au moins en partie, par les mutuelles.

Les personnes bénéficiant de la CMU complémentaire sont prises en charge à 100% ainsi que les patients dans certains cas particuliers (femmes en fin de grossesse, enfant handicapé, etc.).

Si vous passez par une clinique privée non conventionnée, vous pourrez être remboursé à 80% mais sur la base des tarifs en vigueur, souvent beaucoup moins élevés que ceux pratiqués par les cliniques.
 

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